Pourquoi ce mode existe
Avant Fabric, il fallait choisir entre deux compromis. L’Import copiait les données dans le moteur en mémoire : très rapide, mais les données étaient figées au dernier rafraîchissement. Le DirectQuery interrogeait la source à chaque interaction : toujours à jour, mais dépendant de la latence et de la charge de cette source.
Direct Lake supprime l’étape de copie. Le modèle lit les fichiers Delta Parquet là où ils se trouvent dans OneLake, et charge en mémoire uniquement les colonnes réellement sollicitées, à la demande.
Ce qu’il faut vérifier avant de l’adopter
- La taille de la capacité. Les limites de Direct Lake (nombre de lignes, volume en mémoire) dépendent directement de la référence de capacité. Un dépassement provoque un repli, pas une erreur — ce qui rend le problème d’autant plus difficile à détecter.
- La qualité des tables Delta. Trop de petits fichiers, absence de compactage, ordonnancement absent : les performances s’effondrent. L’entretien du lakehouse devient un sujet de performance BI.
- Le repli en DirectQuery. Lorsqu’une requête ne peut pas être servie en Direct Lake, le moteur bascule silencieusement en DirectQuery. Les temps de réponse changent alors d’ordre de grandeur.
Quand l’éviter
Sur un modèle stable, de taille modérée, rafraîchi une fois par nuit et très sollicité, l’Import reste souvent plus prévisible et moins coûteux à exploiter. Direct Lake prend tout son sens lorsque la fraîcheur des données compte réellement et que le volume rend la copie pénible.