Ce que le format apporte
Le lakehouse repose sur des formats de table ouverts — Delta Lake dans Fabric — qui ajoutent aux fichiers Parquet un journal de transactions. On obtient ainsi des écritures ACID, des mises à jour et suppressions ligne à ligne, du voyage dans le temps et de l’évolution de schéma, sur un stockage objet ordinaire.
Lakehouse ou warehouse dans Fabric
Les deux coexistent et partagent OneLake. La distinction pratique :
- Le lakehouse se pilote en Spark, accepte fichiers et tables, et expose un point de terminaison SQL en lecture seule. C’est le terrain de l’ingénierie de données.
- Le warehouse se pilote entièrement en T-SQL, avec écritures transactionnelles multi-tables. C’est le terrain des équipes SQL.
Le choix se fait donc sur les compétences de l’équipe et le mode d’écriture, pas sur la performance brute.
Le piège courant
Un lakehouse n’est pas un dossier de fichiers. Sans convention de nommage, sans couches explicites et sans entretien des tables — compactage, nettoyage des versions — il devient en quelques mois exactement ce qu’il était censé remplacer : un dépotoir dans lequel personne ne sait quelle table fait foi.